
Le 11 septembre 1941, sous le gouvernement de Vichy, le maréchal Pétain supprime par décret la profession d'herboriste et ses 2 diplômes.
Seuls les herboristes certifiés avant cette date pourront continuer à exercer.
Tous les herboristes officiellement diplômés avant 1941 sont décédés aujourd'hui.
Histoire récente de l'herboristerie en France
1803 : Création du certificat d'herboriste.
1941 : Un décret supprime la profession d'herboriste et ses 2 certificats.
1979 : Un décret libère 34 plantes médicinales du monopole pharmaceutique.
2008 : Un décret libère 148 plantes médicinales du monopole pharmaceutique.
2014 : Un décret européen autorise la vente de 540 plantes sur l'ensemble des pays de l'union Européenne. Ces plantes doivent être transformées avant leur commercialisation.
2018 : Mission sénatoriale à l'initiative du sénateur Breton Joël Labbé ayant pour but l'audition des métiers de la santé, et tous ceux liés à la filière des plantes.
Toute la filière a été auditionnée et tout le monde était d'accord pour une évolution de la règlementation ...
Sauf l'ordre des pharmaciens bien sûr !
Quand on a le monopole, pourquoi vouloir changer quelque chose ?
Je n'ai bien sûr aucune animosité particulière envers les pharmaciens mais j'envie la pharmacopée traditionnelle chinoise qui forme des praticiens et qui officie en bonne entente avec la médecine allopathique jusque dans l'hôpital !
Je m'appelle Frédéric Ploquin, originaire de Bretagne. J'ai 67 ans.
Pourquoi l'herboristerie ?
On me le demande encore souvent !
Difficile d'y répondre en réalité, car je ne me pose jamais la question !
Beaucoup de choses y ont sans doute contribué, de l'odeur magique du Cassissier devant l'entrée chez ma grand mère lorsque j'avais 4 ou 5 ans, les kilos de mûres ramassées dans les haies ou mon carré de plantes aromatiques dans le jardin familial ...
Mes parents avaient fait le choix d'une alimentation végétarienne en considérant que l'industrie agroalimentaire naissante à l'époque n'était pas source d'une bonne santé ...
Etre végétarien dans les années 1960-70 était considéré comme "étrange", tout comme prévenir et soulager les maux du quotidien avec des tisanes et des huiles essentielles.
Eh oui ! Il y a plus d'un demi siècle déjà, le monde rural commençait doucement à basculer dans l'agriculture intensive dopée par les produits phytosanitaires, à l'élevage des veaux aux hormones et les volailles aux antibiotiques.
Il y a (très) longtemps), j'ai eu la chance de rencontrer 3 herboristes diplômés d'avant 1941 et qui m'ont transmis des "clés" indispensables, la suite sera un long travail personnel d'autodidacte pendant des années (et je "potasse" encore aujourd'hui !).
L'herboristerie, ce n'est pas juste penser que "le Thym, c'est bon pour le rhume" !
Ce n'est pas non plus juste vendre des huiles essentielles, des sachets de tisanes et des flacons de gélules comme on vend des paquets de pâtes ou des boîtes de petits pois.
Quelques formations sérieuses privées sur les médicinales et l'herboristerie voient le jour à partir des années 80 mais ne sont toujours pas agréées aujourd'hui.
Avant d'imaginer un jour savoir associer des plantes pour soulager une grippe, des rhumatismes ou des insomnies, il me faudra aussi apprendre un métier et travailler pour assumer mon quotidien ! Ce sont donc des postes dans les métiers de l'électronique qui feront "bouillir la marmite" chaque fois que cela sera nécessaire !
1994 :
J'ai créé ma première herboristerie en 1994 à Saint Brieuc, baptisée "Les bonnes herbes",
un clin d'oeil à l'ethnobotaniste Pierre Lieutaghi disparu en 2023 et auteur d'ouvrages dont "Le livre des bonnes herbes".
Après un détour pendant quelques années de l'autre côté de l'océan atlantique, je vis à Bastia depuis une douzaine d'années.
2018 :
Projet Erba d'isula : Préparation de plantes médicinales séchées sous diverses formes
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